samedi 20 février 2010

C'est la luuuuuuuuutte

Bon maintenant que j'ai fait du teasing, faut que je fasse un post à la hauteur... et flute alors, s'auto-mettre la pression comme ça, comment ça sert trop à rien. Voici donc le résumé de ce qu'il s'est passé, en parallèle du All-Star Game de Basket que je n'ai donc pas vu, dans la belle ville de San Francisco. Attention, immersion importante, c'est parti !!

Dimanche.. le beau temps est de la partie, l'après-midi est déjà bien entamée, le soleil a dépassé l'apogée de sa course de la journée depuis un certain temps. Je suis à Oakland, là où je vis depuis maintenant une dizaine de mois et deux amis arrivent chez moi. Passé la visite traditionnelle de l'appartement pour celui qui n'était pas encore venu, nous prîmes la route en direction d'Oakland Downtown. Première étape, passer dans une "pharmacy" (en anglais dans le texte parce que bon ça ressemble plus à une supérette qu'autre chose ici) pour nous procurer nos armes du jour. Oui car aujourd'hui, ce n'est pas la fête (on n'est pas dans la salsa du démon que diable), mais aujourd'hui c'est la guerre !! Aujourd'hui nous allons défendre bien haut les couleurs de notre immaturité. Aujourd'hui, le sang ne coulera pas (nous verrons que si en fait) mais les sourires et les rires déferleront. Aujourd'hui, c'est le jour..... du pillow fight !!!!

Rapide cours d'anglais pour ceux qui ne savent pas : pillow = oreiller, fight = bataille... c'est plus clair ? :) Effectivement, l'achat de notre arsenal consista à l'achat d'un oreiller par combattant, le moins cher étant le mieux car nous n'espérions pas ramener de survivants de cet affrontement. Direction le Bart, ce ver souterrain qui nous amena au lieu du combat. Dans les souterrains, d'autres guerriers sont présents, leurs armes à la main ou maladroitement cachées... La tension est palpable, les regards échangés font pressentir un combat d'une apreté sans précédent. Des molosses de six pieds de haut et de trois de large (grosso modo hein, j'arrive toujours pas à me faire aux unités de mesure américaines, mais ça sonne plus classe come ça) nous font redouter de ne pas revenir indemnes.

Arrivée à Embarcadero, station la plus à l'est de San Francisco, proche des quais. Le lieu des hostilités a été fixé à la Justin Herman Plaza avec un début à 18h pétantes suivant l'horaire dicté par l'horloge du batiment des ferrys situé à cet endroit. La masse des belligérants est déjà assez importante, mais s'observe de loin pour l'instant... La tension monte encore d'un cran... Le temps que le soleil décline, nous décidons avec mes compagnons de faire un petit crochet par un Pier avoisinant. La vue sur la skyline de SF est toujours aussi agréable ainsi que celle sur l'imposant Bay Bridge. Les couleurs qui se réchauffent de plus en plus à l'approche du coucher de soleil nous rappellent que les affrontements vont débuter et nous retournons nous positionner au milieu d'une foule maintenant très impressionante de guerriers à l'oreiller. Les coussins s'agitent en l'air à chaque minute qui nous rapproche de l'heure fatidique de 18h, attisant une énergie belliqueuse prête à exploser. Les photographes sont venus en grand nombre et ont pris position autour de la horde... Les flashs retentissent... les cris fusent... les derniers regards sont échangés entre les amis...... et l'horloge sonne.

Et BAM ! Premier coup, libérateur, d'oreiller dans la personne la plus proche de soi ! Toute la foule s'est mise en mouvement au même instant et des grands mouvements nous entrainent aux quatre coins de la place en l'espace de quelques instants, séparant les groupes en individus isolés. Les oreillers sifflent à mes oreilles, des grands coups me sont donnés sur le dessus de la tête. Je me débats tant que je peux et assène à mon tour de grands coups dans toutes les personnes qui passent à mes côtés. Yaaahaa Montjoie saint-deniiiiiiiiis ! Que trépasse si je faiblis !! La bataille fait rage et la tête me tourne déjà. Cinq minutes sont déjà écoulées et mes bras ressentent l'effort intense du début de la bataille. Déjà, les plus faibles semblent vouloir fuir la rage de la guerre de polochons. Deux camps se détachent : les malins (d'aucuns les appelleraient les faibles, mais ce n'est pas mon genre) qui n'assènent que des coups efficaces et peu violents et les brutes (d'autres diraient les "vrais" avec tout le sous-entendu que cela comporte) qui semblent ne même plus voir qui les entoure et où ils donnent leurs coups.

La différence de gabarit entre les deux camps augmente cette différence, mais heureusement, tout le monde est dans un état d'esprit de respect du code de l'affrontement et seuls quelques coups de coude, bien malencontreusement donnés, entachent cette bataille. Quinze-vingt minutes se sont maintenant écoulées et un rythme de croisière s'est établi dans la troupe. Quelques cercles se créent furtivement pour un affrontement plus intense mais de manière générale, les coups fusent maintenant à un rythme relativement régulier. J'en profite pour retrouver mes alliés, perdus lors des toutes premières minutes de l'affrontement. Nous nous écartons alors un instant de la fureur de la fosse pour prendre un peu de hauteur et juger de l'ampleur de la chose. Tels des chefs de guerre, nous pouvons alors étudier les comportements des troupes et finalement se dire: "C'est complètement débile quand même" et nous esclaffer. L'un d'entre nous nous montre l'intensité des combats par la présence de quelques gouttes de sang sur son oreiller.... Non mais bon c'est surement un nez qui a pris un coup de coude... Bref, le sourire aux lèvres, je replonge ensuite dans la mêlée pour une autre demi-heure de lutte acharnée et de coups d'oreiller de plus en plus étudiés et précis. C'est tout transpirant mais heureux et relaxé que je m'extrais de la foule après une heure, tout cumulé, de combat. Les affrontements continueront encore longtemps après que nous ayons quitté la place, laissant derrière eux une quantité hallucinante de plumes dans les rues de SF. Telles une tempête de neige, les plumes des oreillers ont pris en effet une belle part au combat dès que les coups se sont fait suffisamment puissants pour éclater les armes du jour. Des habitués de ces combats avaient prévu des bandanas et autres écharpes pour se couvrir les voies respiratoires afin d'éviter l'étouffement par plume et j'avoue les avoir enviés par moments tellement l'atmosphère devenait irrespirable à cause de ces dernières. Mais de loin, quelle beauté de voir leur envolée lyrique dans le ciel de SF.

Fuyant toute cette agitation, nous passâmes ensuite dans le quartier de Chinatown pour apprécier les quelques festivités liées au passage du nouvel an chinois, mais elles se résumèrent finalement à des pétards éclatant à intervalles réguliers dans la rue principale de ce quartier. La parade du nouvel an ne se fera que d'ici deux semaines. Je n'ai pas d'explication pour l'instant. Nous repassâmes une heure après sur le lieu de la bataille d'oreillers pour constater qu'elle faisait toujours rage. Un cercle permanent s'était créé dans un coin de la place, faisant la part belle à des duels. Deux gladiateurs s'affrontaient lors d'un round de 2 minutes à grands moulinets d'oreillers. Un sérieux s'installait dans le délire, le rendant encore plus crédible. Très plaisant. J'aurais aimé y participer, mais les participants étaient déjà suffisamment nombreux et nous n'avions pas l'intention de rester très longtemps.

Enfin, summum du masochisme de cette soirée, une double rangée de combattants s'était créée laissant un couloir où les amateurs de coups pouvaient s'en prendre des deux cotés en même temps sur une vingtaine de mètres. Couloir généralement traversé en courant, mais néanmoins, il était facile de finir légèrement sonné. Nous avons évidemment essayé ce couloir, très amusant à part les deux derniers mètres où attendaient les frappeurs les plus forts dont un assènait un coup sur la tête, assez puissant pour sonner un peu, puis un coup en uppercut qui achevait de faire tourner la tête de par la surprise et la puissance de ce coup. C'est donc sonné que nous avons finalement quitté la place pour regagner nos pénates avec des oreillers encore en bon état.. la preuve que nous n'avons pas frappé assez fort ! Je le finirai à la prochaine bataille !

Et pour mieux se rendre compte de la chose, une fois n'est pas coutume, petite vidéo prise au milieu de la meute:

mardi 16 février 2010

Maverick dude !

Ce week-end a eu lieu un événement important dans le monde des surfeurs (dont je ne fais pas vraiment partie, mais j'ai des potes qui le sont un peu plus) et j'ai donc été assisté à cela. Cet événement, c'est le contest Maverick. Maverick, un nom que même un non-initié peut déjà avoir entendu tellement cette vague, car c'est une vague dont on parle, est célèbre.

Depuis quelques mois, les organisateurs se sont tatés pour l'organiser à peu près chaque week-end et donc après beaucoup d'attente, le contest a finalement eu lieu. Passant outre mon énorme envie d'aller taper le foot le samedi après-midi, je pris la direction du spot avec deux amis surfeurs. Chips, beef jerky teriyaki (viande de boeuf séchée que c'est trop bon raaah) et jus d'orange dans le coffre et hop nous voilà parti pour Half Moon Bay où la vague se déploit. Situé à quelques miles au sud de San Francisco, le spot était surchargé ce jour-là de spectateur. Cela dit, la moitié de la Californie fait du surf, alors ce n'est pas très étonnant de voir apparaitre une telle quantité de badauds. Bilan, nous avons du nous garer à plus de 2 kilomètres du spot et finalement nous nous sommes assis à une distance d'environ 1 kilomètre du spot lui-même... Bref, la vague gigantesque n'était pas si impressionnante que cela vu la distance.

Cela était vrai jusqu'à ce que l'on aperçoive les surfeurs eux-mêmes. Grace à mon nouveau jouet (mais si, mon téléobjectif de 300 mm que je me suis payé pour Noël, ahlala faut suivre), j'ai pu prendre quelques photos pas si ridicules. Bon ça reste loin et on voit à peine les surfeurs (c'est d'ailleurs le jeu du jour : réussir à les voir sur les photos que j'ai mises ici) mais bon ça reste impressionnant pour quiconque a déjà essayé de s'élancer sur une vague. Très franchement ça nous faisait peur malgré la distance. Bon je suis un peu peureux en surf parce qu'on sait tout de même qu'on peut se blesser facilement, qu'on peut taper quelqu'un, se faire emporter par sa planche dans la vague, tout ça tout ça... Si je me souviens bien, Maverick a déjà tué... Ca ne rassure pas trop :)

En arrivant, un des clampins chargés d'orienter les spectateurs nous avait même prévenu qu'il y avait déjà de la jambe cassée et tout ça.. Ah quel beau sport je vous jure... Je pense d'ailleurs que je vais me faire une dernière session et abandonner ce sport car je ne progresse pas du tout, par peur de blesser des gens. C'est facile de bourriner et passer à travers les bans de surfeurs qui jonchent les vagues californiennes, sans avoir conscience du danger que représente sa planche, mais perso j'y arrive pas. Donc il me semble inutile de continuer à batailler et à essayer, malgré ma propre conscience, d'aller chevaucher l'océan. Tant pis, il y a plein d'autres sport passionnants à pratiquer et ça n'empêchera pas mon amour de l'océan. Je vais juste me contenter de le photographier à partir de maintenant, c'est bien aussi. J'ai pensé aussi à devenir photographe de surfeur, ça combinerait les deux intérêts, mais bon le caisson étanche pour réflex est un peu cher (plus que l'appareil lui-même en fait...) donc pour l'instant je vais me contenter de le faire de la falaise :)

Après, une compétition de surf observée de la falaise à un kilomètre de distance.. et bien.. euh c'est pas forcément méga passionnant. Après une heure d'intense observation, j'ai opté pour une sieste réparatrice et ça a fait du bien à mon petit rhume trimestriel qui me tenait depuis la veille. Finalement, trois heures plus tard, nous avons levé le camp et regagné la Bay Area pour se faire une bonne petite soirée entre français expat (ah quelle tristesse de ne pas réussir à s'intégrer plus que ça...) ponctuée de dégustation de vins français, d'un bon gigot accompagné d'un gratin dauphinois et d'un visionnage d'un indémodable : les bronzés font du ski. Qui a dit que la France nous manquait ?? Ah mais pas du tout, c'est juste rigolo de rentrer dans les clichés à fond... Bon si ça fait du bien aussi des fois, le mal du pays passe par-ci par-là.

Sur ce je vais aller manger des burgers en regardant des matchs de NBA (argl j'ai loupé le All-star game ce week-end !! L'explication de pourquoi dans un prochain post, haha teasing à fond) et en buvant de la Budweiser (non je déconne y'a quand même des bières bien meilleures que celle-là). Vive la Californie (je l'ai déjà dit ça non ?)

PS: je peux pas faire une note que sur ça, mais mon coté geek est ressorti y'a pas longtemps à la vue d'un truc totalement inutile que j'avais déjà vu sur de nombreux blogs, mais pas en vrai et que donc je me suis offert :) Mouhahahaha l'attaque des Invaders dans ton verre, ça fracasse tout !! Vivement le Pac-man et ses fantomes !

lundi 8 février 2010

Skiiiiiiiiiiiiiiiiii

C'est l'hiver aussi en Californie comme vous avez pu le constater dans un de mes posts précédents qui sentait bon le froid et la neige et donc à cela est lié l'appel du ski. La Californie, outre sa côte et ses plages, possède sur son autre versant de bien belles montagnes et les principales skiables se situent aux alentours d'un des endroits très réputé du coin : le Lake Tahoe.

Majestueux lac coincé, donc, entre des montagnes d'altitudes affleurant les 3000 mètres, il possède une surface d'environ 500 km² pour une côte de 114 km de long. De quoi faire donc. Endroit appréciable en période d'été pour sa côte, il devient le temps de l'hiver le lieu de ralliement de tout san-franciscain en manque de glisse sur poudreuse. Ne dérogeant pas à la règle et avec quelques amis, nous avons pris la route en direction de lac et de ses montagnes. Nous formions un groupe suffisamment important pour louer une maison pouvant contenir une quinzaine de personnes et qui possèdait, comme il est de tradition dans le coin, un jacuzzi en extérieur.

La route pour atteindre cette dernière fut relativement épique puisqu'elle consacra ma première vraie conduite sur neige avec chaines. En effet, la fin du parcours de 5 heures de route s'acheva avec une heure de joie à installer, recadrer et réinstaller les chaînes. Ce fut assez drole. Bon, on avait les mains gelées à force de devoir remettre les chaînes glacées par la neige, mais sinon ça reste un bon souvenir, on a bien rigolé. Aucun accident à déplorer donc. Notre arrivée se fit donc aux alentours de 1h du matin dans une maison où nos autres potes nous attendaient. Etant motivé pour skier, je ne tardais pas à aller me coucher (enfin vers 2h30 quoi) mais quelques courageux firent la fête dans le jacuzzi jusqu'à 3h30 environ. Haha les foufous !

Bref, étant motivé, mon réveil sonna à l'heure prévue, 6h30, et je sauta du lit plein d'énergie et d'envie de poudreuse ! Mais c'était bien évidemment sans compter sur l'inertie de groupe... Rah que c'est dur de bouger un groupe de personnes... Bref, sur l'heure de 8h30 environ, nous réussîmes à faire partir un premier groupe en direction des pistes. Mais voilà, nous étions à South Lake Tahoe et chaque piste n'est en fait qu'à minimum 45 minutes de route de l'endroit où nous étions. Et forcément, le temps de la Californie étant à la tempête en ce moment, les chutes de neige ont été relativement corsées dernièrement. Fatalement, le chemin que nous avons emprunté fut trop enneigé pour être praticable et était donc fermé à la circulation. Après quelques palabres, nous décidames de faire le tour du lac (vous comprenez maintenant pourquoi, à la différence de d'habitude, j'ai précisé les distances...) et après donc plus d'une centaine de kilomètres sur de la neige, nous avons atteint les pistes !! Wouhou, il est 11h !! 4h30 entre le lever et l'arrivée sur les pistes.. magique :)

Heureusement, après cet intermède légèrement irritant, le reste du séjour fut très agréable et deux jours de ski furent engloutis avec le plus grand plaisir. Le retour fut légèrement épique également avec une route enneigée, un brouillard intense et quelques embouteillages pour cloturer le tout. Bref, 6h30 de voiture plus tard, nous étions rentrés à la maison et je me suis écroulé heureux.

Et comme ça m'avait beaucoup plu... bah j'y suis déjà retourné :) Hop, deux semaines plus tard, un autre groupe est composé, et nous voilà repartis pour le Lake ! Deuxième location, deuxième maison de fou avec son jacuzzi encore mieux que le premier (plus chaud et abrité).

Pour cette deuxième session très rapprochée, je me suis dit qu'il était d'expérimenter quelque chose de nouveau et malgré le fait que je ne maitrise pas réellement bien le ski, j'ai opté pour l'essai du snowboard. On m'avait un peu tout dit sur le snowboard : super facile, super dur, des sensations de ouf, une sensation de vitesse moyenne, etc, etc.. Bref, il était temps de s'en apercevoir par soi-même et vu que je sortais d'un week-end de ski, je n'allais pas ressentir la terrible frustration du manque de glisse étant donné que je m'en étais un grand bol peu de temps auparavant.

A l'assaut donc, en compagnie d'une copine débutante elle aussi, des pistes vertes pour bébés. Première sensation.. bon... ça a l'air de se faire tout ça. Deuxième sensation, les pistes pour bébés... bah c'est vraiment pour bébé, y'a même pas moyen de prendre de la vitesse ! Allez zou, direction les sommets, faut pas déconner ! J'attribuais forcément mes premières chutes au manque de vitesse et donc d'accroche sur la piste. Bon... c'était pas totalement faux... mais forcément aussi, avec la vitesse, les chutes elles sont plus rudes :D

Bref, après une demi-journée de chutes la tête première dans la neige à chaque virage et donc de changement de carres, j'ai réussi à un peu mieux appréhendé la chose et les descentes sont devenues nettement plus agréables et plus sèches. Après deux jours, je pouvais tranquillement descendre les pistes bleues et me faire donc bien plaisir. J'ai même tenté un petit saut sur le champ de bosses freestyle du domaine. J'ai bien du atteindre la hauteur démesurée de 2 cm, mais bon au bout de deux jours, cela m'a paru suffisant (surtout quand je me suis éclaté la tronche dans la neige deux mètres plus loin, manquant de me faire couper en deux par le skieur qui me suivait).

La Californie m'aura donc régalé également de sa partie plus fraiche. Cette zone est vraiment inépuisable, du très chaud au très froid, tout est bon dans l'ours (oui c'est l'ours l'emblême de la Californie, alors j'adapte les proverbes). Et vive le jacuzzi à la fin de la journée de ski, accompagné d'une tartiflette.. vraiment y'a que ça de vrai :)

jeudi 21 janvier 2010

Vegas Baby....

A l'occasion du trentième anniversaire d'un pote local, nous avons, avec sa femme, décidé de lui organiser un week-end pour célébrer cela. Rassemblant une dizaine de ses amis du coin, nous lui avons préparé un événement qu'il allait apprécier : un week-end à Las Vegas. Aaaaah Vegas, le fantasme de tout touriste en manque d'artificiel, de débauche et de perte d'argent... Vous l'aurez compris, Vegas, ce n'était pas mon idée, j'abhorre cette ville et tout ce qu'elle représente, mais bon pour faire plaisir aux potes, on fait ce qu'ils ont envie de faire. Et là, il voulait dans sa vie, se faire un week-end à Vegas. Soit. Après tout, il n'est jamais bon de rester sur des à-priori, de s'entêter en vain à détester quelque chose que l'on n'a jamais découvert, allez soyons foufous, allons faire la fête à Vegas (on ne dit pas Las Vegas, c'est beaucoup trop long.. non Vegas, c'est vachement plus hype).

Quelques heures à planifier, organiser, réserver les choses nécessaires et nous voilà au vendredi midi qui nous vît prendre la route de Vegas. Après lui avoir fait la surprise de le kidnapper chez lui à l'heure du déjeuner (oui, le travail le vendredi après-midi ne sert à rien, c'est bien connu, ce n'était pas la peine qu'il y retourne), nous nous dirigeâmes vers la location de voiture où nous attendait un petit van de 12 places qui allait nous servir à transporter tout ce petit monde vers la cité de la débauche. Alors oui en fait, Vegas, en partant de SF, c'est très loin, mais comme on était beaucoup, on s'est dit que ce serait plus drole de faire le voyage tous ensemble dans la grande tradition du road-trip local.

Nous voilà donc partis, à 10 dans un van pour 12, en direction du désert et de la fête. Nous avions prévu diverses animations pour la route donc un karaoké, quelques gages tels que courir à coté de la voiture pendant 100 mètres, et autres amusements qui nous ont permis d'avaler les quelques 9 heures de route sans réellement s'en rendre compte (enfin surtout les 7 premières.. la fin quand tout le monde dort parce qu'il est minuit et demi, c'est plus tendu déjà... heureusement que quelques-uns n'ont pas le sommeil facile et tiennent le choc face à la nuit).

Arrivée à Vegas, nous avions loué une espèce de suite dans un hotel pour 10 personnes qui se composait de deux chambres, deux salons avec deux canapés et donc un peu d'espace par terre pour pouvoir loger les derniers. J'ai eu de la chance, les couples ne pullulaient pas et j'ai donc pu m'octroyer une place dans un des deux canapés. Ouf :) Première nuit tranquille, nous n'avions pas prévu d'aller dans le centre de Vegas (nous étions un peu excentrés) vue l'heure (1 heure et demie à peu près) et nous avons juste profité de la chambre d'hotel au demeurant très agréable pour faire quelques petites parties de carte avant de s'effondrer.


Le lendemain, le réveil est un peu poussif mais fut grandement aidé par la présence de la piscine de l'hotel qui était à une température tout à fait convenable et qui nous a permis de nous ébattre quelques temps et de faire le plein d'énergie pour la journée. Je ne me rendais pas encore compte à ce moment-là à quel point j'allais en avoir besoin. Mais donc, oui pour préciser, à Vegas ce n'était tout de même pas la canicule, on est tout de même en hiver, mais la température extérieure nous permettait de nous déplacer en maillot de bain et l'eau de la piscine était vraisemblablement légèrement chauffée sinon nous n'aurions pas pu rentrer dedans. Mais bon je me suis quand même baigné en extérieur au début du mois de janvier, si ça c'est pas la classe.

Bref, après cette entame de journée tout à fait agréable, nous avons pris la direction de l'enfer, le centre-ville de Vegas. Alors vous pouvez le constater, je n'ai pas pris de photos.. Désolé si vous en vouliez mais je trouve cette ville tellement affreuse que je n'avais pas pris la peine de prendre mon appareil et je ne l'ai pas regretté car j'ai eu beau chercher, je n'ai rien vu qui me donnait envie de l'immortaliser... Enfin si vous en voulez, internet est votre ami, je pense qu'il regorge de photos bien mieux que toutes celles que j'aurais pu prendre (ne faut-il pas aimer son sujet pour en faire une belle photo ? Il me semble que si, donc je n'aurais rien fait de bon de toute façon). Et vous comprendrez donc que je meuble ce post avec des photos sombres, reflétant l'image que j'ai de Vegas, mais que j'aime bien (et que j'aurais jamais pu caser dans un autre post).


Alors à quoi ça ressemble cela dit ? Vegas est en gros constituée d'une artère principale autour de laquelle sont placés tous les hotels/casinos et... bah c'est tout. Y'a une rue à Vegas en fait. Bon on s'en fout, on n'est pas là pour tomber sur une ville où l'on prendrait plaisir à se perdre dans ses ruelles à la recherche de la perle rare de beauté, non non on est là pour foncer dans tous les casinos et aller cracher de l'argent dans les machines à sous et autres jeux. Donc bon, rien de bizarre à ce que l'organisation de la ville soit simple. Enfin, là bien sur, je parle du centre-ville, car tout de même Vegas est une grande ville. Une ville avec ses habitants, ses enfants, ses commerces, ses écoles... mais tout cela est caché et laissé loin du centre-ville et de sa folie.. et ça vaut mieux. Car la réalité et le côté sordide de l'endroit ressortent très rapidement. Premières avancées dans la fameuse rue et premier contact avec l'autochtone local sous la forme d'un groupe de mexicains distribuant des cartes. Des cartes particulières puisqu'elles comportent généralement l'image d'une femme nue et d'un numéro de téléphone pour pouvoir faire appel à des "Personal services"... Voilà voilà on entre dans le vif du sujet... Donc si je me souviens bien, la prostitution est interdite à Vegas comme ailleurs, mais à priori ça reste tout de même nettement plus laxiste qu'ailleurs... Tout le long de la rue, divers groupes de mexicains nous donneront donc ces fameuses cartes et attention y'avait moyen d'en récupérer énormément.. Un pote a fait le test de prendre toutes les cartes qu'on lui tendait pour voir jusqu'où ça pouvait aller, il a bien du finir avec une cinquantaine de cartes dans les mains en environ 300 mètres.... Ah ça fait rêver Vegas, y'a pas à dire...

Bon à coté de cela, nous avons donc les fameux hotels, fierté de Las Vegas et raison d'être de cette ville. Il s'enchaine ainsi des copies de New York, de Paris, de Venise, d'une pyramide égyptienne qui sont les plus récents. Bah c'est bien gentil mais c'est juste de la copie moche... C'est comme regarder une photocopie d'un beau tableau.. ça rend rien, ça tombe à plat, voire ça fait un peu mal au coeur. Oui voilà, Vegas, ça fait mal au coeur. A choisir, j'ai donc préféré les hotels plus anciens qui n'essayent pas de copier quoi que ce soit, tel que le Bellagio et... et je ne me souviens déjà plus des noms :) Ah ça m'a marqué... Bref, les hotels "originaux" sont, à mon sens, nettement plus intéressants. Mais bon tout cela reste extrêmement artificiel et sans aucune ame.



Pas convaincu par l'extérieur, passons à l'intérieur et le jeu en lui-même. Etant à Vegas, c'était l'occasion de découvrir cette fameuse adrénaline du jeu d'argent. Bien évidemment, je n'ai pas parié de grosses sommes puisque tout un chacun sait que dans un casino, on ne gagne jamais mais on perd tout ce qu'on a. Cela n'a pas manqué et les quelques temps passés aux alentours des machines à sous m'ont confirmé cette tendance. Le point amusant (mais finalement o combien triste) est que dès que l'on joue à ces machines, une serveuse vient vous demander ce que vous voulez boire et vous apportera gratuitement la boisson de votre choix, alcoolisée ou non. Seul le pourboire reste à prodiguer, soit une somme ridicule face aux prix généralement présentés pour les alcools dans les bars. Ici tout est incitation à boire et donc forcément à perdre pied. Il n'y a pas à douter que bon nombre de gens profitent de cela pour boire à pas cher, mais on en déduit vite que cette opération est largement rentable une fois que les clients sont désinhibés.

Bref, les machines à sous, c'est une pompe à argent intarrissable comme prévu, te faisant gagner de temps en temps pour relancer la machine comme l'on peut s'en douter et qui absorbe tes dollars les uns après les autres. Nous avons tous tout perdu sans exception donc d'un point de vue scientifique cela a le mérite d'être reproductible ce qui n'est pas négligeable.


Mais les machines à sous c'était prévisible, j'ai donc décidé de m'essayer à un jeu que j'apprécie en temps normal : le poker. Je suis loin d'être un habitué et de maitriser tout ce que je fais, mais on va dire que je comprends ce que je fais et pourquoi je le fais. Seul petit bémol, je n'ai aucune chance au jeu et malgré tout ce que pourront dire les férus de poker, sans chance, on ne fait rien. Non vraiment, on ne fait rien. C'est gentil d'essayer de bluffer mais quand on ne fait que ça et bien ça se voit forcément. A un moment donné, il faut avoir une bonne main ! Bref, je n'y allais pas pour gagner de toute façon, juste pour voir ce que cela faisait de jouer avec de l'argent... Et bien j'en suis revenu.. Quelle sensation extrêmement désagréable... Je suis resté moins de dix minutes à la table avant de devoir fuir cet environnement nauséabond. Passé les cinq premières minutes où je n'ai fait qu'observer en me disant que ma place n'était pas là, j'ai dépassé mon inadaptation pour miser sur une main qui me semblait correcte.. Mais voilà, premier lancer 4$ (j'étais évidemment à la table des paris les plus bas, je ne suis pas fou et c'est déjà extrèmement élevé je trouve).. deuxième tour, obligation de mettre 8$ ne serait-ce que pour rester dans la partie... troisième tour, j'abandonne car je sais que je vais perdre et qu'il est hors de question que je mise plus d'argent que cela. Mon argent est parti à un pote qui jouait avec moi donc je n'ai pas de problème avec cette perte mais simplement quel sentiment d'inutilité de ce jeu. Seul l'argent compte désormais. Où est le plaisir du jeu ? Où est ce sentiment de légèreté qui fait d'un loisir ce qu'il est, quelque chose qui ressource et qui alimente un intellect ? Non ici, plus de place au plaisir, plus de place aux sentiments, plus de place à l'humanité en fait. C'est vraiment le sentiment que j'ai eu.. une perte totale de l'humanité pour arriver à une volonté obscure de bouffer ses semblables. Et là repassent devant ma tête les raisons qui m'ont fait détesté tous les clubs de sport voulant me forcer à faire de la compétition et tous les obscurs charognards qui ne pensent qu'à épancher leurs soifs de conquête et de domination... Décidément je ne suis pas fait pour écraser mon prochain... Je n'avais même pas envie de gagner une partie. Je me suis enfui, une boule au ventre, me demandant pourquoi j'avais même pensé à essayer de participer à ce jeu... Le poker restera pour moi un jeu où l'on mise des boutons, des capsules de bières, des cacahouètes ou des bonbons et surtout où à la fin personne n'est perdant puisqu'un jeu, qui plus est de hasard, doit rester, pour moi, un moyen de partager un moment agréable avec d'autres personnes. J'ai envie de garder de ce jeu l'image conviviale qu'il me renvoie, là où l'argent le rend individualiste et prompt à séparer les gens plutôt qu'à les unir.


Vous l'aurez compris, mon expérience du jeu s'arrêtera là, avec une perte atteignant environ les 30 dollars ce qui est une somme que je juge honorable pour une leçon de vie dont je me souviendrai.

N'ayant pas prévu plus de choses à faire, et la journée atteignant ces dernières heures, nous retournâmes à l'hotel où quelques parties de jeux de société et de cartes sans enjeu me réconcilièrent avec les jeux en général et la soirée s'acheva tard dans la nuit, me laissant quelques heures pour récupérer avant de reprendre le volant le lendemain pour le chemin du retour. Celui-ci fut nettement plus calme comme attendu et nous arrivâmes dans la soirée à San Francisco, éreintés, mais contents que le voyage fut sympathique, que les paysages le long de la route soient agréables et surtout d'avoir passé un bon moment en bonne compagnie.


jeudi 14 janvier 2010

On remet ça ?

Pour les vacances qui viennent de s'écouler, j'ai profité de la présence de mes colocataires du moment pour aller effectuer ma troisième visite en 8 mois de présence aux Etats-Unis du Parc National du Yosemite. Troisième visite et troisième saison. Après l'été étouffant et l'automne flamboyant, la rudesse de l'hiver a fait son apparition dans mon parc favori.

Autant sur la Bay Area, on a toujours un peu chaud malgré une baisse globale de la température, le manteau d'hiver n'étant réellement pas nécessaire, autant au Yosemite la neige a fait son apparition et les températures atteignent enfin des valeurs négatives. L'acquisition d'un vrai vêtement d'hiver en prévision de sorties ski à venir ne fut donc pas inutile. Lors de mon dernier passage en date dans cette trucculente antre naturelle, j'avais séjourné à l'intérieur du parc dans une tente-cabine, sorte de tente construite en forme de maison à l'aide de 4 poteaux métalliques verticaux, d'une charpente du même type et le tout recouvert d'une toile de bache assez épaisse. L'expérience traumatisante de la dernière fois fut évitée par la location d'une tente similaire mais contenant un chauffage ! Alors autant dire que niveau isolation et économie d'énergie, on doit battre tous les records de perte énergétique dans ce genre d'endroits, mais bon au moins on a chaud quand on rentre d'une rando dans la neige. Doux principe du confort avant la survie de la planète mais que nous avons utilisé à outrance cette fois-ci (le chauffage n'était pas à fond tout à fait tout le temps mais pas loin :)).

L'acquisition de chaînes pour la voiture se révéla également nécessaire car il n'est pas possible de pénétrer dans l'enceinte du parc sans en avoir à portée de main. L'entrée fut d'ailleurs assez amusante par le fait qu'il nous fut demander de mettre les chaînes... puis de les enlever 10 mètres plus loin.... Au moins, on a pu s'entrainer et je sais maintenant mettre des chaînes sur une voiture. Toute expérience est bonne à prendre et il n'est jamais trop tard pour s'instruire que diable.

Arrivés en milieu d'après-midi, nous ne pûmes achever la première randonnée que nous avions prévue et dont j'ai déjà arpenté le chemin lors de mes précédentes visites. Cependant, les nuages bas, la neige omniprésente et la population très limitée pour une fois ont fait de cette première sortie une réussite. Les séquoias du Parc étaient en particulier déjà absorbés par des nuages gris créant une atmosphère très "Sleepy Hollowesque" (bon je n'aime pas trop ce film mais bon ça nous faisait penser à ça).

Le retour à la tente-cabine nous fît faire la connaissance d'un des nombreux habitants du parc, un raton-laveur qui rodait autour du coffre à nourriture mis en place à coté de chaque tente pour prévenir des attaques des ours. Le pauvre petit avait évidemment du sentir la nourriture contenu dedans et ne fut pas plus effrayé que cela par notre arrivée. Il s'enfuit néanmoins mais il y a fort à parier que ce ne fut pas une longue course et qu'il continua sa quête de pitance dans les environs pendant un moment après cela.

Un petit diner revigorant et une bonne nuit au chaud plus tard, nous avons découvert un nouveau panorama : la neige était fortement tombée pendant la nuit et un blanc manteau recouvrait l'ensemble du village des tentes, glissant des toiles des toits, créant une ambiance propice à la présence de skis ou autres raquettes sous les pieds. Cependant, nous étions dans la vallée du Yosemite, là où aucune piste de ski n'est prévue et cette possibilité ne fut pas exploitable. Nous choisîmes donc de nous contenter de ce qui était prévu à la base : une randonnée entre les montagnes environnantes avec la visite de la vallée en elle-même. Jusqu'à présent j'avais beaucoup escaladé les pentes les plus proches de mon point de chute au Yosemite mais je n'avais pas encore fait uniquement la visite de la vallée seule. Et bien, elle n'a rien à envier aux pentes et la neige rendit cette "expédition" plus complexe qu'elle ne le paraissait au départ. Evidemment, nous n'avons pas fini la journée exténués, mais tout de même, la vallée est grande, les chaussures un peu légères et les chaussettes se retrouvèrent humides rapidement. Mais quel plaisir de sentir la neige craquer sous nos pieds, d'observer les gouttes gelées aux branches des arbres, de se délecter des nuages engloutissant les collines. Ah y'a pas à dire ce parc est un régal quelle que soit la saison !

La disparition quasi totale des nuages dans la nuit et la présence d'une lune presque pleine me donna envie de m'expérimenter à un peu de photos nocturnes du Parc. Alors le résultat n'est pas à la hauteur du froid que mes doigts ont ressenti lors de cette petite escapade revigorante mais j'ai au moins réussi à arriver à la décision finale de faire l'acquisition d'un trépied digne de ce nom pour mon appareil photo. Suffit de se geler pour avoir des photos floues et mal exposées ! Malgré tout, cet instant de solitude face à la splendeur de la Nature a su être plus intéressant qu'un simple coup de froid. Les photos ne rendent pas du tout compte de l'impression de majesté que donne ce lieu.

Troisième et dernier jour, nous sommes sortis de la traditionnelle vallée pour aller découvrir un autre lieu de ce Parc qui est, je le rappelle, immense. De mémoire, il doit faire environ de 40 à 50 kilomètres d'est en ouest et de 60 à 70 du nord au sud. Donc une petite vallée que l'on arrive à découvrir dans la journée n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Alors nous avons choisi un autre point d'intérêt qui était encore accessible par la route (certaines routes doivent être fermées pendant la période hivernale) et ce fut le lac Hetch Hetchy. Mignon comme nom non ? Et facile à dire en anglais en plus.... Enfin ceci dit, je n'arrive toujours pas vraiment à savoir comment le nom du Parc se prononce réellement. Je me demande même s'il y a une vraie prononciation ou si c'est juste un mix de toutes les manières que les gens ont de le dire. Bref, direction un lac car une étendue d'eau, ça vous habille une montagne en un instant.

Ce lac, créé par la présence d'un barrage relativement imposant, est donc artificiel et c'est assez étonnant pour le noter vu sa présence au sein d'un Parc National qui sont généralement des lieux relativement inviolés. Cela dit, un barrage généralement je trouve que cela s'intègre bien aux lieux naturels et puis avoir un lac c'est toujours agréable donc je ne m'en plains pas. La neige n'avait pas réussi à atteindre ce lieu et nous avons pu effectuer une petite randonnée qui nous amena assez haut pour retrouver cette douce neige jusqu'à nous obliger à faire demi-tour car le niveau de neige dans lequel nous nous enfoncions dépassait allègrement le tibia.

Mais de toute façon, le spectacle qui nous avait été offert était suffisant et le chemin du retour à la Bay Area suffit à nous épuiser pour arriver le soir du 31 décembre dans un état qui nous permît uniquement d'atteindre l'heure fatidique de minuit avant d'aller rejoindre nos couchettes respectives. Comme à son habitude maintenant, et d'une façon nouvelle encore une fois, le Parc m'aura fait rêver et j'attends maintenant avec impatience la période du printemps pour aller découvrir le réveil de la Nature et des cascades après cette hibernation régénératrice.





lundi 11 janvier 2010

Le retour

Allez, je me reprends et j'arrête de laisser ce blog à l'abandon. Trois semaines depuis le dernier post, il est plus que temps que je m'y remette. Alors que s'est-il passé ? Quoi de neuf ? Ou plutot devrais-je dire quoi de dix ? Ohohoh quelle bonne blague sur le changement d'année. Et oui je n'aurai pas résisté au syndrome Bibi Laberlue (voir ici pour les explications et pis ici aussi) et j'ai fait ma blague pourrie sur l'année nouvelle.

Donc, il n'y a pas longtemps ce fut ma première (et pour l'instant unique parce que bon quand même) semaine de vacances aux Etats-Unis. Elle eut comme décor l'arrivée de deux nouveaux Français profitant de la relache mondiale pour s'octroyer un passage au pays des films à gros budget qui servent à rien. Pour cette occasion, le petit tour touristique local était bien évidemment de la partie. Donc bon je vais passer sur ce qu'on a fait, ça ne présente pas trop d'intérêt en soi tant qu'on n'est pas devant le spectacle de la ville soi-même. Néanmoins, je joins les diverses photos que j'ai pu prendre et qui ne me semblent pas totalement ridicules.

Alors bon que raconter ? Et bien ça fait bien longtemps que je n'ai pas raconté un peu plus précisément ma vie sur ce blog. Ah ça partir dans des accumulations de superlatifs sur les paysages américains, y'a du monde mais pour raconter le quotidien, les joies et les peines de l'expat, y'a plus personne. Je vais donc essayer de me reprendre un peu et partager un peu plus clairement ce qui se passe de ce coté de l'atlantique.

Et pour cela, je pense qu'il est important que je parle du côté sociabilisant que procure le football (soccer pour les locaux). Depuis maintenant un mois, j'ai repris ce doux sport et ma vie sociable a connu un bond en avant. Alors, évidemment, quand on pense aux Etats-Unis on ne pense pas tout de suite à ce sport. Très loin médiatiquement du Big Four que sont le Basket, le Foot américain, le Baseball et déjà à moindre échelle le Hockey, il est par contre omniprésent sur les stades qui pullulent un peu partout sur le campus. Les pick-up games (où on se pointe et on se joint à la troupe) sont légions et il est à peu près possible de jouer tous les jours si l'envie est là. Pour ma part, j'ai rejoint un petit groupe formé de gens de divers départements de mon boulot et il faut bien avouer qu'on se fait bien plaisir. Petit problème, dans le groupe que j'ai rejoint, la moitié des gens sont français, du moins quand je vais y jouer un soir de la semaine. Que c'est frustrant.. Bon c'est marrant de s'insulter en français quand même, ça faisait longtemps que je n'avais pas gueulé sur des gens en rigolant sans avoir peur de vexer les gens (je maitrise pas forcément toutes les insultes et leur portée en anglais, même si je progresse). Des petits matchs qui peuvent parfois s'éterniser (3 heures d'affilée le week-end dernier tout de même..) et qui sont parfois énervants aussi, mais qui dans l'ensemble font un bien fou ! Alors pourquoi énervant ? Et bien parce que les américains ne sont pas des professionels de la défense et du jeu placé, et par moments et bien c'est super rageant ! Quand je me retrouve tout seul en défense parce qu'ils ont décidé de tous partir à l'abordage (à peu près tout le temps en fait) et qu'en face, les adversaires ont la même stratégie, et bien on s'ennuie assez vite. Tout est porté pour l'attaque et le show. C'est un peu comme au basket. Dernièrement, je m'entrainais benoitement sur un playground de Berkeley, enchainant les paniers de manière assez spectaculaire pour moi, un autochtone me demanda s'il était vrai que les arceaux européens étaient plus étroits. Quoi ? Hein ? Argl !! C'est pour ça que j'étais devenu bon... en fait c'est juste plus grand pour qu'on ait moins de mal à mettre des paniers. Quelle déception....

Bref voilà pour l'état d'esprit global du coin : tout pour le spectacle. Et fatalement ça marche aussi pour le foot. Alors du coup la défense, on oublie, l'exploit individuel est de rigueur en permanence et n'est d'ailleurs que le seul réel but de ce sport.. se mettre en avant. C'est assez énervant, mais bon heureusement tous les joueurs ne sont pas comme ça et de manière assez amusante, on reconnait assez vite la nationalité au style de jeu.

Enfin bref tout ça pour dire que je suis donc de nouveau à fond dans le foot et sans la pression de gagner le match puisque de toute façon, c'est juste des petits jeux comme ça, donc le but est uniquement de se faire plaisir et du coup j'arrive à pas mal me faire plaisir et surtout je peux faire plein de blagues et fatalement, quand on fait des blagues avec des gens, ben on se fait des potes. Et comme vous pouvez le voir sur une des photos ci-jointes, les ballons sont pas très résistants dans le coin :D

Sinon, bon là c'était quand même Noël, donc je me suis fait un petit plaisir et je me suis payé un nouvel objectif pour mon super appareil photo. Un petit 300 mm pour pouvoir zoomer comme un fou. Ca y est maintenant je peux prendre le haut de la tour Transamerica sans avoir rien d'autre sur la photo. J'aurais aimé m'en servir à un match de basket (j'y suis retourné parce que bon quand même je verrai pas des matchs de NBA tous les jours, donc autant en profiter) mais on n'a pas le droit d'entrer avec un appareil photo... Alors forcément, les petits numériques ça se voit pas, mais un gros reflex avec un objectif immense, c'est pas facile à dissimuler.. Rah la lose ! Enfin j'ai pu m'amuser un peu avec pendant ces vacances, mais le temps nuageux ne s'y prêtant pas trop, il va falloir attendre pour avoir des photos plus intéressantes, je ne maitrise pas encore la puissance cachée de cet objectif. Mon apprentissage de cet art est encore très long, je débute à peine encore, j'ai plein de progrès à faire dans tous les domaines (notamment la technique.. pfou que ça me gonfle ça... et dire que je pensais faire une école d'optique à un moment donné :D).

Voilà bon, je vais essayer d'enchainer rapidement avec des choses un peu plus intéressantes et fournies en photos de qualité. A très bientot :)