dimanche 22 novembre 2009

L'eau, l'air, le vert, le golden gate

Profitant d'un week-end de repos bien mérité, non ponctué d'une séance passionnante mais épuisante de surf, j'ai étrenné mon nouveau permis temporaire obtenu à la faveur d'un examen écrit constitué de 36 questions dont j'ai loupé uniquement 4 réponses sur 6 autorisées et ai donc décidé d'aller m'aventurer dans des zones de San Francisco auxquelles je n'avais pas un accès aisé jusque-là. Le Bart, métro local étonnament décrié malgré une efficacité que je trouve tout à fait correcte, ne pouvant que difficilement m'amener à la côte pacificale, je me suis donc dirigé vers l'océan pour profiter de ses bienfaits. Alors j'y vais quasiment tous les week-ends pour faire du surf, mais ici, j'ai pu découvrir une autre zone, plus propice au farniente, au football sur sable et qui me rappelle fortement les grandes plages de la douce région aquitaine. En gros, je suis allé sur une plage de sable alors que d'habitude je vais dans des criques où on descend des rochers pour se jeter directement dans l'océan. Mais dis comme ça, c'est moins funky.

J'ai donc pu poser mes petons dans du sable jaune, caresser l'océan de ma main en jouant avec les allers-retours des vagues, et m'allonger quelques instants au soleil malgré le froid et le vent qui reprennent le pouvoir en ce moment dans la Bay Area. L'océan est vraiment toujours aussi agréable et fascinant, qu'il soit pacifique ou atlantique.

Après cette petite étape maritime, je me suis dirigé vers mon réel objectif : le Golden Gate Park. Ca fait à peu près six mois (c'est-à-dire depuis que je suis arrivé) que je me dis qu'il faut que j'explore ce parc gigantesque. Donc, enfin, profitant du répit que je m'accordais, j'ai enfin pénétré plus avant dans ce parc (j'avais déjà effleuré la surface de l'iceberg une première fois lors d'une balade entre français il y a de cela quelques mois). Alors comme d'habitude dans les parcs américains (les parcs en ville là je parle, pas les Parcs Nationaux), c'est assez incroyable. D'un côté il est vraiment possible de se fondre dans une nature presque "naturelle" (arbres qui se chevauchent, pas de chemins, etc..) et d'un autre coté, y'a des routes très fréquentées qui traversent le parc de part en part... Il est donc possible de flaner au milieu d'arbres avec le sentiment d'être complètement perdu et pouf, on se retrouve face à face avec une autoroute. Légèrement perturbant tout de même.

Mais cela n'enlève pas grand chose à la qualité intrinsèque de ce parc immense. Pour donner une idée de sa taille.. il contient dans une petite portion.. un golf... Voilà voilà... Donc c'est immense, je n'en ai évidemment pas fait le tour entièrement et je devrais y retourner de nombreuses fois pour profiter de tout ce que ce parc contient. Je n'ai par exemple pas vu.. les deux musées qui sont dans l'enceinte du parc. Oui, j'ai marché pendant environ deux heures dans le parc (en tournant un petit peu en rond certes), mais j'ai réussi à ne pas atteindre ces musées qui font pourtant partie des meilleurs (et plus grands) musées de San Francisco. Donc il me reste de quoi faire.

J'ai pu apercevoir donc le golf, mais je ne m'y suis pas attardé parce que j'aime bien me prendre des balles dans la tête, mais je ne vais pas faire exprès de m'en approcher non plus. Puis j'ai arpenté des grandes pelouses où des groupes de sportifs s'activaient à des activités diverses. Il est notamment intéressant de constater l'attrait pour le frisbee avec de très nombreuses parties d'ultimate (sorte de football avec un frisbee pour les néophytes), un parcours de frisbee-golf (nommé disc-golf... comme quoi on utilise frisbee mais je me demande bien pourquoi, ça sonne anglais, mais les américains ne se servent pas de ce terme) et la pratique du frisbee telle qu'on la pratique en France (la partie la moins intéressante donc, le disc-golf ayant l'air assez marrant).

Je n'ai pas aperçu de parties de football (ni de football américain d'ailleurs mais ça je crois que c'est normal), mais je n'étais surement pas dans la bonne partie.

Premier bilan de ce parc donc : immense, très agréable (aéré, mais en même temps fouilli juste ce qu'il faut), léger regret sur les routes qui passent au milieu et belle convivialité comme on peut l'attendre d'un parc (surtout un dimanche après-midi ensoleillé).

Pour finir cette journée en beauté j'ai continué ma route sur la cote pacifique en direction du Nord et du Golden Gate Bridge cette fois pour me repaître de photographies. Pas vraiment de commentaires à part qu'on commence enfin à sentir qu'on est en novembre et que sur la petite butte qui fait face au Golden Gate, quand le soleil est couché, et bien on se les caille sérieusement !

Mais tout de même.. quelle ville... quelle diversité et quel plaisir de la parcourir jour après jour.. ahlala...


mardi 17 novembre 2009

Quelle équipe de warriors....

Dans la série "Tiens si je réalisais mes rêves de gosse", je suis allé dernièrement (enfin ça date déjà un peu, j'suis grave à la bourre dans les notes) voir un match de NBA !! Wouhouuuuuuu ! C'est la méga fête !!! Pour ceux qui ne seraient pas au courant, et il y en a toujours, la NBA c'est le championnat de basket-ball américain, le plus spectaculaire au monde (certains disent le meilleur, je ne sais plus trop au regard des prestations de certains clubs européens tels que les clubs espagnols par exemple.. les spécialistes, s'il y en a, vous dirons ça mieux que moi).

Malheureusement pour moi, la Bay Area n'est pas une terre de Basket et l'équipe locale, les Golden State Warriors, n'est pas connue pour ses francs succès et ce quelques soient les années. Tant pis, je me contenterai de cette franchise qui bataillera dans l'espoir d'atteindre les playoffs en fin d'année, sachant qu'ils n'y parviendront vraisemblablement pas. C'est pas grave, depuis un certain temps, j'aime m'investir dans les équipes qui perdent, ça a un coté chevaleresque (Allez Sochaux! :D).

Cela étant posé, je suis tout de même allé voir un match de NBA ! Un show à l'américaine qui se respecte ! Alors les places ayant été récupérées à la dernière minute, il ne fallait pas que je m'attende à être au bord du terrain (de toute façon, les places à ces endroits sont simplement hors de prix... de l'ordre de 400 $ le match... pour une équipe de bas de classement, ça fait un peu mal au porte-monnaie), mais pour la très très modique somme de 10 $, avec mes collègues, nous apercevions tout de même le terrain et les joueurs, c'était bien là l'essentiel !

Comme d'habitude pour ce genre de spectacle (oui ce ne sont pas vraiment des matchs, c'est plus du spectacle qu'autre choseà, l'ambiance est là : jeux de lumière à l'entrée des joueurs, hymne national entonné par un chanteur local avant le match, cheerleaders et dunks à la harlem globe-trotters à la mi-temps. Bref le ton est donné. Les bières et les nachos nous entourent et égayent le match à leur manière. Autant dire que certains ne doivent pas se souvenir de la fin du match vu la consommation. On touche là au problème américain à mon avis : un manque d'intérêt et de concentration sur les choses en général. Le match les intéresse c'est sur.. mais pas plus que cela non plus. Heureusement qu'il y a les bières pour faire passer l'ennui global qu'ils ressentent au fur et à mesure de l'avancement de la partie. C'est un peu triste mais bon, je ne vais pas les changer. Pour ma part, j'étais à fond suivant chaque passe, chaque tir, chaque dribble, raaah que c'était bon !

L'adversaire du soir des locaux était l'équipe des Memphis Grizzlies avec la présence du très célèbre Allen Iverson qui a d'ailleurs depuis quitté cette équipe et a de bonnes chances de voir sa carrière s'arrêter là.. bref. Problème, je ne connaissais pas sa tête et notre positionnement dans le stade ne me permettait pas vraiment de pouvoir distinguer quoique ce soit de plus... Du coup je ne sais pas quel joueur c'était... Un peu la lose quand même, sachant que je savais très bien que c'était la star du soir...

Heureusement la présence du frère de Pau Gasol (le pivot star des Los Angeles Lakers) dans l'équipe des Memphis Grizzlies que j'ai pu reconnaitre a compensé ce manque et j'avais tout de même l'impression de connaitre un tout petit peu mon sujet. Au final, ce fut la première victoire de l'équipe des Warriors cette année (si vous suivez la NBA vous pouvez donc constater que ça date un peu ^^) et un grand plaisir pour moi d'avoir enfin pu assister à un de ces matchs qui me faisaient rêver à l'époque du collège.. Je me souviens très bien, regardant mes cartes Upper Deck (les fiches Panini de la NBA pour ceux qui ne connaitraient pas) et rêvant d'assister à un match des Warriors justement, quand Latrell Sprewell était un rookie... ahlala ça me rajeunit pas ces conneries tiens :)

Très satisfait de ce premier match, je compte bien sur y retourner et pis ça m'a redonné envie d'en faire (en avais-je vraiment besoin ?), du coup j'ai réussi à me trouver un petit terrain pour aller m'entrainer et maintenant en rentrant du boulot, je m'arrête tapoter un peu le ballon et améliorer mon shoot. Raaah ça fait du bien ! Que j'aime ce sport ! Prochaine étape : le match de Base-Ball !! Ah non en fait la saison est finie et pis ce sport est vraiment très chiant à regarder, j'vais en rester au basket ;)

PS: et pendant que j'écris ce post je me rends compte que les Cavaliers de Lebron James sont en train de jouer contre les Warriors à Cleveland !! Allez les Golden State !! (oui bon j'y crois pas trop, mais bon faut que je devienne supporter un peu ;))

dimanche 8 novembre 2009

Dois-je me mettre sous traitement ?

Une fois n'est pas coutume, note assez courte mais que j'ai envie de faire quand même. Voilà, dernièrement, vous avez du remarquer, je fais quelques photos par moments. Et le problème c'est que régulièrement, ces photos ne rendent pas vraiment compte de ce que ça donne réellement en vrai, ou en tout cas, elles n'ont pas l'impact que j'aimerais qu'elles aient.

A priori, c'est le problème de beaucoup de photographes et pour améliorer la qualité des photos, outre la partie technique lors de la prise de la photo en elle-même, il y a désormais le traitement numérique. De la post-production en quelque sorte. Alors comme je suis insatisfait, je me suis essayé à ce petit jeu. Je ne suis pas très doué au niveau technique ni informatique, donc je ne suis pas rentré dans des grandes manipulations, mais me suis juste servi d'un petit logiciel pour modifier le contraste, la saturation, la luminosité, etc..

Au final, je n'arrive pas trop à me décider si cela vaut le coup ou non. D'un coté, les couleurs sont plus éclatantes, plus proches de la réalité en un sens mais de l'autre, une tendance artificielle se dégage aussi de ces photos modifiées qui me perturbe. Peut-être que je joue trop avec les contrastes et qu'au final je perds l'intérêt du retraitement en oubliant l'idée de base de la photo pour me diriger vers quelque chose de plus proche d'une peinture.

Bref, je n'arrive pas à me décider du bien fondé de la chose et donc, j'en appelle à vos avis et conseils si jamais vous vous êtes amusés à la même chose. Pour cela, je vous présente quelques-unes de mes photos brutes et après traitement. Enjoy et au plaisir de lire vos avis :)

(PS: je mets des numéros comme ça c'est plus facile de donner un avis ;))
(PPS : non ce n'est pas vrai je ne force pas du tout la main aux gens à mettre des commentaires, c'est complètement faux :p)

1. On commence doucement avec un léger réajustement des contrastes et de la saturation des couleurs. Dans le cas présent j'aime plutot la modif qui donne un peu plus de corps à la photo à mon avis.
2. Dans le même esprit, deuxième exemple où là j'ai délibérément accentué le contraste à son paroxysme pour créer une autre ambiance. Moyennement réussi à mon sens, mais bon je la mets pour illustrer un peu mon propos.
3. Là on change totalement d'esprit puisqu'en plus de jouer sur les niveaux, je passe aussi au N&B en partant de la couleur. Pas applicable sur toutes les photos, dans l'exemple ci-dessous ça me semblait bien s'y prêter et le résultat ne me déplait pas.
4. De nouveau juste du réglage des contrastes. L'étonnant ici c'est l'impression de passer du matin à la soirée en un coup de clic de souris. Je suis dubitatif sur l'intérêt global de cette transformation même si elle ne fait pas de mal non plus.

5. Dernier exemple (de cette première série, j'en ferai peut-être d'autres si ça vous intéresse) avec peut-être celle qui me plait le plus. A la base, j'aime bien cette photo, mais la retouche amène un visuel intéressant, proche d'un traitement à la Pitof (réalisateur à la base spécialisé dans les effets spéciaux qui a réalisé Vidocq et Catwoman... bon d'accord les films ne parlent pas en sa faveur, mais il a une patte graphique, on ne peut pas lui enlever). Les couleurs tournent à l'irréel, à un monde imaginaire et j'aime bien. Après forcément c'est chacun ses gouts :)

mardi 3 novembre 2009

1 kilomètre à pied ça use ça use

Dernière note sur le Yosemite (en attendant la prochaine balade là-bas... qui ne tardera pas je pense parce que c'est quand même trop bon) et je vais achever avec le récit épique de notre randonnée du dimanche. Le week-end s'est composé en effet de deux journées (jusque-là rien d'anormal) assez différentes. La première ayant vue notre arrivée sur les lieux aux alentours de midi ne nous a permis qu'une petite randonnée d'à peu près 5-6 heures. Une bagatelle.

Fort heureusement, et sur les conseils d'un local, nous avions réservé une "tente-cabine" au sein de la vallée elle-même. Bizarrement, à cette période plus fraîche de l'année (fin octobre tout de même), ces petites habitations faites de quelques piquets et de toiles ne sont pas sur-réservées. Enfin, je parle ici de la version non chauffée que nous avions sélectionnée (pour une idiote raison pécuniaire... nous le regretterons plus tard). Oui il existe aussi une version chauffée de la même chose... Imaginez une tente en forme de maisonnette avec un radiateur branché sur le coté... ça y est vous l'avez ? Non ? Oui bon ça reste normal en même temps, qui a des idées comme ça ?? Un peuple dont le principe d'économie d'énergie n'est pas encore arrivé au cerveau ? Ah oui peut-être :)

Bref, malgré le principe totalement irrespectueux de toute notion écologique passé, nous n'aurions pas craché sur un réconfort thermique pendant la nuit je l'avoue... Oui car en journée, il fait toujours chaud, pas de problème, les températures atteignent allègrement les 25 °C au soleil, on se régale. Autant la nuit, ça atteint rapidement ces 3-4°C... Tout de suite, ça fait un peu plus frisquet. Mais bon, on est tout de même aux Etats-Unis, un pays qui ne laisse pas le confort de coté et donc on avait à disposition 3 couvertures chacun (voire 4 je ne sais plus). Avec l'aide d'un sac de couchage récemment acquis, nous avons pu nous emmitoufler et passé l'étape horrible de la mise en tenue de nuit, la chaleur s'est lentement répandu dans nos lits respectifs et la nuit se passa sans le moindre accroc.

Bien évidemment, il ne faut pas trop en demander et sur les coups de 7h-7h30 du matin, nous étions réveillés (et un peu frigorifiés quand même) et après un rapide paquetage, en route pour une randonnée digne de celle du Grand Canyon. 8h30, la voiture est garée en lieu sur, un verre de jus d'orange dans l'estomac, il est temps d'aller arpenter les montagnes du Parc. La première étape consiste à rallier le début de la piste que nous avions décidé de suivre pour la journée et pour cela, une petite vingtaine de minutes dans le bas de la vallée nous permis de prendre bien conscience de ce à quoi nous allions nous attaquer. Notre but était à portée de vue. 1,2 km nous séparait.. en dénivelé. Au pied de la piste, un panneau nous indiquait l'ampleur du trajet... 10 miles pour rejoindre le North Dome notre objectif. Soit 16 kilomètres... Ah oui, la beauté de la Nature nécessite un investissement et nous étions prêts à livrer cet effort.

La première étape fut au final le plus dur, puisqu'à l'inverse du Grand Canyon, nous avons commencé cette fois-ci par la montée. C'est plus classique mais bon je ne suis pas un habitué des randonnées donc finalement c'était la première fois que je me faisais une petite montée d'environ 1km de dénivelé en une heure et demie en entame de journée. Mais quel kilomètre... Nous avons longé les cascades nommées Lower et Upper Yosemite Falls. Issues du même cours d'eau, elles sont les cascades les plus hautes du Yosemite (enfin en particulier la Upper) et parmi les plus hautes du monde (5ème du monde à en croire les guides distribués dans le Parc avec une chute d'environ 800 mètres). Y'a pas à dire c'est impressionnant.. d'en bas... et d'en haut ! D'en bas, comme d'habitude maintenant, on se prend une leçon d'humilité. D'en haut, on se prend une leçon de vertige... oui 800 mètres de chute, ça fait un peu peur quand même.. Malgré tout, et ça me fait un peu peur, je lutte de mieux en mieux face au vertige et je me rends compte que je suis de plus en plus capable de regarder le vide dans les yeux. Je suis très loin de tous les inconscients qui s'amusent à se placer sur un rocher en porte-à-faux à coté d'une falaise immense, mais je ne suis plus tétanisé face à un vide mortel. Y'a du progrès ! Faut dire, à force de me balader dans des endroits plus élevés les uns que les autres, ça me rentre un peu dans le sang. On s'habitue à tout.. La première fois que je me suis retrouvé au quatrième étage d'un immeuble, j'ai eu peur.. puis je me suis habitué... Maintenant, je peux me tenir à quelques mètres (derrière une barrière) d'un vide de plusieurs centaines de mètres. Bon maintenant faut que je garde un peu de peur, avant de courir sur le rebord d'une falaise :)

Une fois cette première montée effectuée, nous avons pris le temps de nous faire finalement un solide petit déjeuner, à base de Jerky (viande de boeuf séchée... même ça régale), de chips, de pâté (prodigué par mon collègue, merci à lui), de fromage et de pain assez dégueulasse, mais bon on fait avec ce qu'on trouve. Le ventre plein, regonflés d'énergie, nous avons repris notre marche pour longer la crête de la montagne pour rallier le fameux North Dome situé à 5 miles de là (si je me souviens bien). Et alors voilà, autant jusqu'à nous étions sur une piste bien indiquée puisque très touristique, autant la piste menant au North Dome doit être nettement moins empruntée puisque nous avons réussi à la perdre et à nous enfoncer dans la forêt située au sommet de la montagne. Dans un premier temps, nous avons suivi les indications sous forme de rubans accrochés aux arbres laissées par les Rangers, mais au bout d'un moment ces rubans ont disparu. Il était alors temps de prendre en main notre sens de l'orientation et d'essayer de suivre la direction que nous nous étions fixée. La direction n'était pas forcément évidente, mais la traversée de divers cours d'eau indiqués sur notre carte nous rassurait sur notre destination et finalement après une bonne heure de balade au milieu des troncs d'arbre écroulés, nous avons retrouvé la piste à seulement un mile du North Dome.

Et là, de retour sur la piste, un événement nous en écarta à nouveau... en effet, la piste accueillait un mignon petit locataire... un ourson :) Alors oui, c'est mignon de loin, mais on n'a pas essayé de se rapprocher. Oui parce que bon, qui dit ourson, dit forcément que la maman doit pas être bien loin et on n'avait pas du tout envie d'affronter une maman ourse apeurée voulant protéger son petit. Alors maintenant que j'en suis à parler d'animaux, faisons rapidement un petit tour d'horizon des animaux que nous avons croisés pendant ce week-end. Tout d'abord, le plus classique : l'écureuil. Ils ne sont plus effrayés par les humains depuis longtemps et du coup j'ai pu jouer à une guerre psychologique avec l'un d'eux qui consistait à savoir jusqu'où je pouvais me rapprocher de lui pour le photographier.. Et bien c'est près hein :) Deuxième rencontre, le soir, à la pizzeria locale, des ratons-laveurs (enfin je crois que c'était ça) n'hésitaient pas à venir s'inviter aux tables laissées libres pour chercher un peu de nourriture. C'est amusant de les voir se poser à moins d'un mètre de soi. Et le point d'orgue fut donc ce fameux ourson. Ca faisait un moment qu'on me serinait qu'il y en avait partout dans le Yosemite. Maintenant je peux le confirmer :)

Après un petit détour pour éviter de déranger ce dernier, nous avons donc finalement atteint le North Dome pour admirer une vue assez panoramique de la vallée et de l'Half Dome, la montagne la plus célèbre du Parc, auquel nous faisions face. Un petit encas et une petite pause de 20 min plus tard, nous avons entamé le retour dans la vallée par un autre chemin, nous faisant descendre par une autre vallée. Moins de choses à raconter, le soleil déclinait, les couleurs devenaient alors plus chaudes et les pieds aussi mais pour d'autres raisons.

L'arrivée fut longue et trois kilomètres dans la vallée, avec la peur de finir dans la nuit noire, furent effectués le plus vite possible malgré la fatigue globale qui nous assaillait.

11 heures après le début de la marche, 32 kilomètres (en gros) plus tard et encore une fois, des images plein la tête, le retour en voiture et le passage par un "Diner" furent finalement relaxants. Après forcément, les lundis ont moins de saveur :)


samedi 31 octobre 2009

Se laisser aller au fil de l'eau

Deuxième thème ayant pour base le parc Yosemite. Aujourd'hui, je vais avoir du mal à ajouter beaucoup de texte puisque je ne sais plus quoi dire de plus sur ce parc que je n'ai déjà énuméré. Oui c'est fantastique, c'est merveilleux, c'est juste au-delà de la réalité. Alors voilà voilà...

Bon faut quand même que je mette quelque chose pour espacer les photos. Focalisons-nous donc sur le thème du jour : l'eau et le temps de pose. J'vous avais déjà abreuvé de photos utilisant un plus long temps de pose que pour une photo classique. Le but ici, est évidemment d'utiliser le concept ultra-visité de la cascade "smooth". Fatalement, y'en a beaucoup de floues alors je vous délivre le best-of de ce que j'ai pu prendre, mais j'aime bien le résultat donc bon je partage hein.

Cette activité a quelque chose de relaxant puisqu'il est nécessaire de ne pas bouger l'appareil quand on prend la photo, donc bon on se détend, on calme sa respiration, on se concentre sur le sujet et tout en relachement on appuie sur le déclencheur. Un instant d'apnée plus tard, la photo est prise et on espère. Ah je repense toujours à ce moment-là à l'époque très proche de l'argentique où chaque photo aurait été un stress. Là, je les enchaine, de deux à dix fois la même photo juste pour être sur que ce qu'on voit sur le tout petit écran de l'appareil est vraiment ce qui apparaitra sur un écran de plus grande taille.

Bon en fait, je m'ennuie moi-même en écrivant ça, donc je ne vais pas me forcer à écrire quelque chose si je n'ai rien à dire, donc je vous laisse juste en compagnie de mes photos et je vous dis à bientot pour un dernier thème qui sera normalement un peu plus chargé en texte.